premier point…
Concernant l’idée d’une campagne publique, certains auront noté mon absence des débat( le seul texte sous mon nom n’est pas de moi). C’est tout simplement que je ne pense pas qu’un collectif d’artistes doivent se faire élire par un public, quel qu’il soit, averti ou non (ce qui serait à envisager). Les émissions de télé-démocratie du type “loft” n’aident pas à l’invention d’une nouvelle musique, où à l’émergence d’un nouveau type de collectivité.
deuxième point: concernant le feuillet à imprimer. Tous semblent trainer des pieds pour s’y mettre. Il me semble que c’est assez normal: être représenté par un tract unique n’est pas pour mettre à l’aise des artistes, d’autant plus s’ils sont habitués à travailler non pas tant sur l’Image mais bel et bien sur des Ensembles d’images.
Oui, j’avoue que l’idée d’un tract électoral circulant avec ma signature me glace.
En troisième point, j’ajoute simplement ceci: l’intérêt du frémok réside dans un potentiel d’efficacité pour chacun de nous. Si le temps ou l’énergie qu’on doit investir est supérieur à ce qu’il faudrait dégager pour travailler dans son coin, alors, la chose est jouée, et il faut se retirer: pour moi, la kampagne est”pour l’essentiel”(mais pas complètement, thierry l’a fait remarquer avec raison, il y a aussi une polarisation intéressante) un assez gros gâchis de temps.
-gâchis pour le lecteur lambda qui lirait ce blog dans un autre espérance que de passer le temps entre 2 video youtube.
-gâchis pour ceux qui doivent faire des images en plus (car ça ne peut pas facilement rentrer dans leur travail habituel)
Je rappelle donc pour que toute cette kampagne est partie d’une blague amusante d’eric. Ne nous égarons pas trop.
la politique et où la satyre n’est pas forcément sur le chemin de tous.
fred


4 commentaires
novembre 13, 2007 à 6:54
Cher Fred,
Tous les avis, ou à peu prêt, se sont exprimés. Il manquait le parti de l’abstention. C’est fait. Et je crois que c’est au bénéfice de la démocratie. C’est très bien qu’il y ait des abstentions.
Par contre, je ne partage pas les raisons de ton abstention.
1. Je crois qu’il existe une catégorie de blagues qu’on appelle “blagues sérieuses” (et si elle n’existe pas, je l’invente à l’instant).
2. Comparer ce blog à des émissions de télé-réalité n’est pas juste, ni comparer le public frémok au public de ces émissions (même si je sais que les deux publics peuvent parfois se recouper). Les attentes ne sont pas les mêmes (j’espère).
3. Tenter de réinventer une démocratie me paraît en ces temps tout sauf un passe-temps inutile.
4. Ce blog des élektions a aussi pour le meilleur et pour le pire révélé plus qu’on ne peut le penser les idées des uns et des autres. Et révélé aussi beaucoup sur la posture.
5. Il y a eu des esquisses de débat et il me semble qu’on a bien senti qu’il y avait des enjeux réels, enjeux quant à des aspects esthétiques, éthiques et politiques de nos pratiques.
6. L’un des enjeux, me semble-t-il, d’une pratique pointue est de chercher des points de contact avec le lecteur ou le spectateur qu’elle invente au risque de périr et de sombrer dans l’impasse. Le public me paraît un acteur important du jeu de la création (on en sait quelque chose à nos dépends).
7. Enfin, je vois ce blog (et Thierry m’a aidé à le comprendre) comme un espace de joutes verbales et visuelles. Rien n’est insignifiant dans ce que fait ou dit ou ne fait pas et ne dit pas un artiste. Tous les gestes comptent (et c’est sans doute ça qui nous rend paranoïaque parfois).
novembre 13, 2007 à 8:08
Le fremok n’a pas vraiment l’habitude de faire des blagues…
Ces élektions sont indispensables pour parvenir à une dynamique renouvellée et inattendue.
Ces élektions sont un projet. Et comme tout projet collectif, n’y participent que ceux qui se sentent concernés par sa nécessité.
Il n’est pas demandé aux kandidats de produire spécialement pour la kampagne, mais plutot d’integrer la kampagne dans leur pratique.
C’est curieux que les pratiques soient ancrées du coté de l’ouverture, de la poésie, du trouble et de la polysémie, alors que les discours restent enfermé dans l’explication et la demonstration.
C’est curieux qu’il faille en passer par de longs discours alors qu’un bon ….
novembre 13, 2007 à 12:41
Freddie Luxy, vous me faites pitié. Ni de droite ni de gauche (donc de droite), voilà votre parti. L’efficacité, la belle affaire. Qu’est-ce qui vous préoccupe d’autre que votre derrière? Vos propos sont une fantastistique régression. Vous n’avez rien compris mais vous faites la leçon.
novembre 13, 2007 à 8:54
si je me trompe, dites le moi, mais il me semble que Freddie Luxy crevait généreusement l’écran de notre petit poste en début de campagne.( j’ajouterais qu’il en est de même pour la Pazouka…c’est un couple au complet qui semble avoir disparu du château) Et je trouve cela regrettable car c’est par eux que je suis entrée sur le terrain…
par les mots , ou par les images (on l’a compris depuis bien longtemps, les mots sont des images et nos images sont de l’écriture) pour moi peu importe….alors, ma question est tout simplement celle-ci : que s’est-il passé entre le début de la campagne des élections(ce qui signifie tout de même, pour la première fois, une véritable équité pour chacun), où l’on découvrait l’enthousiasme de ce beau policier et le repli voir la démission de celui-ci ????????????????????????????????
qui peut me dire ce qui s’est passé ?
je voudrais rajouter que je comprend qu’on ne puisse plus , donner aveuglément et naïvement un temps démesuré à des activités qui ne s’inscrivent pas immédiatement dans nos projets , mais, me semble t’il, la gratuité conditionne notre indépendance, l’art ne peut se permettre l’économie de la gratuité…
ces échanges pas toujours très catholiques entre les différentes identités plus ou moins doubles ou triples des candidats m’ont donnés à voir un lien vrai, et surtout vivant
j’y ai vu un carnet ouvert, un creuset, où tout, (ou presque), était permis, sous toutes formes possibles, avec à l’appui, de grands jeux de séduction,
et quoi de plus beau qu’une lettre enflammée (ou discordante) pour exhulter la créativité