J’ai appris hier (c’est dire si je retarde) qu’une annulation tacite du prochain
scrutin de juin avait, dès la réunion du 23/04/08 où j’étais absent, trouvé l’assentiment de la majorité du conseil provisoire en présence ce jour là.
Cette “décision flottante”, qui n’a pas eu l’heur de figurer au compte-rendu de la dite réunion, s’est de fait trouvée mise en oeuvre dans l’absence de mobilisation dans l”organisation du scrutin, et ce à tous les niveaux. On pourrait lui reconnaître d’ailleurs qu’elle trouve sa plus grande justification dans la quasi totale indifférence des auteurs, des adhérents, sympathisants et membres actifs, quant à ma récente communication et à mon intention que ce scrutin ait bien lieu.
Il semble donc que c’est par une forme de terreur que j’ai pu jusqu’à aujourd’hui faire prendre en compte des enjeux associatifs et électoraux qui me semblait impératifs mais dont la finalité n’a en définitive peut-être jamais été perçue par d’autres que moi. Cela est fâcheux quand il s’agit précisément de formaliser un tant soit peu une communauté d’intérêts et d’action, quand il s’agit de faire émerger une exigence collective. Lâchons là. La terreur est une ennemie qui opprime notre coeur.
Il va de soi que je considère cette annulation, ce nouveau report, si l’on préfère, après celui de décembre, comme un désaveu personnel, et comme le signe que ma présence au sein du Konseil n’a aucun sens ni valeur. Pire, elle n’aura été qu’un échec cinglant, étant donné que l’organisation du scrutin constituait la mission essentielle que le gouvernement provisoire s’était donnée.
En conséquence, je renonce à organiser par la force le scrutin en juin 2008.
En conséquence, je ne suis plus candidat à la Présidence, ni maintenant ni plus tard.
En conséquence, je quitte toute responsabilité au sein du Konseil.
Frémok, j’étais, Frémok je suis et je reste.
Je veux verser les forces qui me reste au service de ma cause. Je renonce pas à voir s’organiser un mouvement frémokien capable d’inventer des nouvelles formes de relations et d’arts. Un Frémok non pas révolutionnaire mais un Frémok révolution. Je n’y renonce pas car je l’ai en moi. Je n’ai même que ça. Qu’importe le Grand incendie, il me suffira, il devra me suffire désormais, de garder ma flamme. Pour un autre champ peut être, pour un autre jour, moins mouillé de larmes, de baves d’angoisse et de miasmes paralysants. Je ne tournerais le dos à aucun engagement contracté dans le cadre de mes fonctions. Pour le reste, vogue sans moi la galère, siffle sans moi le fouet. Adieu bouillie d’amertume et cachets euphorisants. Libre je veux être, libre je serai. Démoniak toujours, jusqu’à la fin.
La Liberté est l’Amore.
Communication faite sur l’Almanak, Elektions et sur le Kasp en ce jour du 28 avril 2008
En la personne d’Yvan Alagbé,
Yacinthe Galbet, Général désarmé du Frémok




